Presse

Safran paré pour le tour du monde

Le 29/10/2008 - 14h45

Qu’emporte Marc Guillemot à bord de Safran pour la durée du Vendée Globe ? Si beaucoup d’informations sont confidentielles – discrétion à propos des poids, concurrence oblige –, Thierry Brault, responsable du Safran Sailing Team donne cependant quelques détails.

Qu’emporte Marc Guillemot à bord de Safran pour la durée du Vendée Globe ? Si beaucoup d’informations sont confidentielles – discrétion à propos des poids, concurrence oblige –, Thierry Brault, responsable du Safran Sailing Team donne cependant quelques détails.

On ne part pas trois mois autour du monde en solitaire comme pour un week-end en baie de Quiberon ou une transatlantique. Outre le matériel de sécurité obligatoire, Marc Guillemot et le Safran Sailing Team ont listé et pesé scrupuleusement l’ensemble de ce qui va être embarqué sur le monocoque.

D’abord… des voiles !
Ce n’est pas un scoop mais dans un voilier on embarque d’abord et avant tout… des voiles ! Un poste sensible, car laissé à la discrétion de chaque skipper, au-delà des voiles simples de base (grand voile, génois, gennaker, tourmentin, trinquette, ORC). « Sur Safran, nous embarquerons entre 8 et 12 voiles au total, mais vous comprendrez que c’est une donnée confidentielle et que je ne peux pas être plus précis », indique Thierry Brault. Pour résumer, la garde-robe du 60 pieds va du tourmentin de tempête au grand spinnaker, qui mesure 390 mètres carrés. « Marc a privilégié la polyvalence, sans toutefois s’interdire une ou deux voiles plus typées… »

150 kilos de nourriture
La nourriture de Marc Guillemot est conditionnée ainsi : « 26 kilos par quinzaine », résume Thierry Brault, soit environ 150 kilos embarqués. Il y a du lyophilisé bien sûr, léger et pratique dans les coups de vent, mais Marc Guillemot n’est pas vraiment fan de ce type d’alimentation. Il préfère embarquer « des plats cuisinés spécifiques » tels que paëllas, bœuf bourguignon, tajines, plus une vingtaine de kilos de frais pour les premiers jours de mer (fruits, œufs, etc). Peu de barres chocolatées dont le skipper de Safran n’est guère friand. Son plaisir à lui c’est plutôt « une bonne petite boîte de sardines »… 70 litres d’eau potable sont également embarqués, en cas de défaillance du dessalinisateur.

35 à 40 kilos de vêtements
Du plus chaud au plus glacé, les solitaires traverseront tous les climats pendant ce tour du monde. Et si le bateau a une garde-robe, le skipper aussi ! « Marc va emporter entre 35 et 40 kilos de vêtements », résume Thierry Brault, dont « deux jeux de cirés complet, la combinaison étanche de survie, deux paires de bottes, des polaires, des gants… ». Sont compris dans ce poids, « 4 ou 5 duvets », de façon à tenter d’en conserver un sec en permanence. Un choix de Marc Guillemot, pour qui bien récupérer est aussi un vecteur de performance du skipper.

Des outils…
« C’est comme pour tout, il faut faire des choix : on ne peut pas déménager un atelier à bord, mais disons que la caisse à outils de Safran est très fournie », assure Thierry Brault. En plus du matériel de base du bricoleur, on y trouve des boulons « customs » développés par SAFRAN, notamment pour intervenir sur le système des safrans. Il y a évidemment aussi tout un nécessaire de réparation des voiles, allant de l’aiguille et du fil aux adhésifs, ainsi qu’une caisse « spécial stratifié », avec carbone, tissus, résine et colles.

… beaucoup de matériel de rechange
Un des postes les plus importants de l’équipement embarqué du bord est le matériel de rechange. Là encore, il faut faire des choix, parfois cornéliens, « entre probabilité de casse et poids embarqué ». De nombreux boutes (cordages, ndr) sont embarqués, mais aussi – ce que tous ne font pas – une dérive de secours réversible. Celle-ci est adaptable de chaque côté du bateau en cas de défaillance de l’une ou l’autre des dérives de départ. « Elle est un peu plus courte mais offre tout de même un tirant d’eau de 1,50 m » décrit Thierry Brault. A ce poste encore, beaucoup d’accastillage de « spare », comme disent les marins : enrouleurs, poulies, rotules, tubes carbone. « Nous avons aussi une barre de secours qui peut être installée sur un secteur central à l’arrière », précise encore le responsable du Safran Sailing Team. « On a essayé de prévenir chaque éventualité… »

Conditionnement en sacs et sous vide
A chaque virement de bord, Marc Guillemot devra matosser – c’est à dire transférer au vent – « environ 400 à 500 kilos de matériel ». Opération aussi fastidieuse et exténuante qu’indispensable pour l’assiette, mais néanmoins facilitée par des « traîneaux » de sacs installés sur des filins qu’on peut actionner au winch pour les faire passer d’un bord à l’autre du bateau.

Côté informatique, Marc Guillemot embarque un écran et un ordinateur de secours, des câbles de rechange, une caméra, un appareil photo. « L’ordinateur et l’écran sont conditionnés sous vide, comme la plupart des choses qui craignent l’humidité », explique Thierry Brault, « en général les conditionnements sont faits en sacs étanches, il n’y a quasiment pas de caisses à bord ».

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SAFRAN est un groupe international de haute technologie centré sur la propulsion aéronautique et spatiale, les équipements aéronautiques et la défense sécurité. Au 31 décembre 2007, le Groupe employait plus de 63 000 personnes dans plus de 30 pays, pour un chiffre d’affaires de 12 milliards d’euros. Composé de nombreuses sociétés aux marques prestigieuses, le groupe SAFRAN occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés.

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