Presse

SAFRAN garde le contrôle

Le 9/11/2007 - 18h13

Paris, le 9 novembre 2007

Depuis maintenant 5 jours, le monocoque SAFRAN de Marc Guillemot et Charles Caudrelier emmène la flotte IMOCA de la 8e Transat Jacques Vabre. Au pointage de 16h00, le duo bénéficiait de 16,2 milles d’avance sur Foncia et 18,3 sur Gitana Eighty. La concurrence est rude et il ne faut en aucun cas mollir.

« On est suivi de très près. Pour le moment, on ne navigue pas encore à vue, ce qui est un avantage par rapport à Foncia et Gitana Eighty. C’est stimulant mais très stressant ce genre de situation, ça empêche de dormir ! Nous, on ne voit personne et ce n’est pas plus mal comme ça… » expliquait Marc ce matin.

Si SAFRAN garde le contrôle depuis plusieurs jours, les écarts se sont légèrement réduits cette nuit. « Nous avons changé un réglage, ce qui leur a probablement permis de revenir sur nous, mais ils ont surtout réussi à négocier la transition mieux que prévu », ajoutait Marc.

Ce soir, l’équipage devrait franchir en tête l’Archipel des Canaries et comme Groupama hier, Marc Guillemot et Charles Caudrelier ont opté pour un passage entre Gran Canaria et Fuerteventura. « Là, on touche une petite dizaine de nœuds de vent et on glisse à 12-13 nœuds dans le chenal des Canaries. Nous nous sommes bien reposés pour rester concentrés dans les Canaries, mais il n’y a pas de pièges météo hormis les dévents occasionnés par les îles. Si une partie de la flotte devait prendre la même route, le jeu reste très ouvert, en raison des nombreux empannages qu’il y aura à faire. Cette course promet d’être passionnante jusqu’au bout » précisait Charles à la vacation de midi.

Du repos… Après un peu plus de 6 jours de course, c’est bien le plus important à bord de ces machines de course puissantes que sont les nouveaux monocoques 60 pieds. Si, en mer, le dépassement de soi prime, il faut savoir aussi connaître ses limites. « La moindre petite erreur peut être fatale sur le classement. On fait pas mal de changements de voile, ce qui demande beaucoup d’énergie. Il faut faire marcher le bateau à son maximum tout en gardant la route. On ne fait jamais rien de bien quand on est fatigué, il faut écouter son corps et garder les idées claires ! » note Marc Guillemot.

La performance de SAFRAN est remarquable car les deux marins apprennent encore beaucoup sur le fonctionnement du bateau : réglages du pilote et du spi, matossage, réactions du bateau dans différentes conditions… chaque jour apporte son lot de découvertes. Il ne faut pas l’oublier, c’est bel et bien la première course du bateau. « Il y a une grande expérience des architectes acquise ces dix dernières années, tant au niveau de la conception que de la réalisation » explique Marc, « les bateaux sont plus fiables et le sont plus rapidement. Par ailleurs, l’implication des salariés du groupe SAFRAN y est pour beaucoup aussi. Tout cela réuni nous permet de naviguer dans de bonnes conditions malgré le peu de milles d’entraînement à notre actif. »

Dès la sortie des îles Canaries, le monocoque SAFRAN devrait bénéficier d’un flux assez stable d’une quinzaine de nœuds, et ce jusqu’au Cap Vert. Une météo de bon augure pour le duo Guillemot-Caudrelier, particulièrement à l’aise dans le petit temps.

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SAFRAN est un groupe international de haute technologie spécialisé dans quatre domaines d’activités : propulsion aéronautique et spatiale, équipements aéronautiques, défense sécurité, communications. Le Groupe emploie 62 000 personnes dans plus de 30 pays, pour un chiffre d’affaires supérieur à 11 milliards d’euros. Composé de nombreuses sociétés aux marques prestigieuses, SAFRAN occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen.

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