Marc Guillemot est toujours en course, en 8e position au classement de cet impitoyable Vendée Globe qui a déjà vu 11 abandons en 38 jours. Depuis hier, une avarie de rail de grand voile l’oblige à naviguer sous voilure réduite. C’est évidemment pénalisant en termes de vitesse, mais heureusement pas rédhibitoire. Le skipper de Safran a entamé la première phase d’une réparation en deux temps.
Marc Guillemot est toujours en course, en 8e position au classement de cet impitoyable Vendée Globe qui a déjà vu 11 abandons en 38 jours. Depuis hier, une avarie de rail de grand voile l’oblige à naviguer sous voilure réduite. C’est évidemment pénalisant en termes de vitesse, mais heureusement pas rédhibitoire. Le skipper de Safran a entamé la première phase d’une réparation en deux temps.
« C’est dommage parce que j’étais en train de revenir sur Brit Air et PRB, mais l’important est de rester en course et je le suis toujours ! » Marc Guillemot ne fait pas mystère que l’avarie survenue hier dans son mât est handicapante puisqu’il ne peut plus envoyer la grand voile qu’un peu en-dessous du 2e ris pour le moment. Ce qui explique que Safran a perdu quelques milles par rapport aux pointages d’hier, même s’il maintient sa place de 8e.
Marc Guillemot explique : « hier, deux heures après avoir passé la porte Ouest Australie, j’ai vu que la têtière de grand voile était sortie du rail. J’ai dû affaler en urgence avant que tous les chariots de lattes n’explosent un à un. Ce n’était pas évident dans 30 nœuds de vent, au portant ! »
Réparation en deux temps
Actuellement, le SAFRAN sailing team recherche la méthode de réparation la plus efficace et la plus simple à réaliser par Marc. Le skipper de Safran devra opérer une réparation en deux temps : d’abord un système provisoire qui permettra à Marc de renvoyer de la toile jusqu’au 2e ris. Dans un deuxième temps, Marc montera dans le mât pour faire une réparation complète - percer, tarauder, visser – ce qui lui permettra de renvoyer toute la toile. Selon les conditions météo, cette intervention pourrait se faire soit en navigation, soit à l’abri d’une île (par exemple au sud de la Nouvelle-Zélande, ce qui ne rallongerait pas la route)… voire au cap Horn. « Je prendrai la décision au dernier moment. En tous cas, d’une part je ne m’arrêterai pas si on est dans un grand système dépressionnaire qui permet d’avancer vite et d’autre part, je ne prendrai aucun risque pour le bateau dans un endroit qui serait trop exposé », assure Marc.
« Hors de question de lâcher ! »
Le moral du skipper n’est pas atteint pour autant, loin de là. « Evidemment, ça ne fait pas plaisir, mais les avaries font partie du jeu. J’ai toujours dit que j’avais trois objectifs dans ce Vendée Globe : d’abord être au départ, ensuite terminer et si possible gagner. Le premier objectif a été atteint, le deuxième est en cours et reste plus que jamais d’actualité. J’ai bien l’intention de faire tout ce qu’il faut pour arriver aux Sables d’Olonne, hors de question de lâcher prise ! »
« La course est loin d’être terminée ! »
Marc Guillemot a su jusque-là surmonter toutes les difficultés pour se hisser et se maintenir dans le groupe des 9 bateaux qui mènent le bal et peuvent encore espérer l’emporter, au 38e jour de course. L’impitoyable Océan Indien a déjà mis au tapis trois grands favoris - Loïck Peyron, Dominique Wavre et Bernard Stamm - et sérieusement handicapé un quatrième en la personne de Jean-Pierre Dick, toujours en train de remonter vers le nord pour tenter une réparation dans des eaux moins agitées.
Rien de tel à bord de Safran, qui suit sa route normalement, avec ce handicap de puissance que Marc Guillemot a déjà commencé à résoudre. « En ce moment, il y a 24 nœuds de vent et de la mer formée, peu de visibilité, de la boucaille, un peu comme parfois en Bretagne l’hiver… mais le vent va rentrer assez fort dès aujourd’hui, ce qui sera d’ailleurs mieux pour la voile que je porte » précise un Marc Guillemot à la voix parfaitement sereine. Son expérience et la connaissance parfaite de son bateau y sont sûrement pour quelque chose. Faire des réparations à bord quand on fait un tour du monde est le lot quotidien des navigateurs solitaires « et d’autre part, la course est loin d’être terminée : on n’en n’est pas encore à la moitié ! »
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SAFRAN est un groupe international de haute technologie centré sur la propulsion aéronautique et spatiale, les équipements aéronautiques et la défense sécurité. Au 31 décembre 2007, le Groupe employait plus de 63 000 personnes dans plus de 30 pays, pour un chiffre d’affaires de 12 milliards d’euros. Composé de nombreuses sociétés aux marques prestigieuses, le groupe SAFRAN occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés.
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