11e du Vendée Globe au classement de 11 heures, ce mercredi, Marc Guillemot pensait ce matin avoir trouvé un réglage de pilote satisfaisant pour retrouver le rythme. A bord de Safran, il racontait aussi son incroyable conversation VHF du bout du monde, avec une femme chercheur sur l’île Gough.
11e du Vendée Globe au classement de 11 heures, ce mercredi, Marc Guillemot pensait ce matin avoir trouvé un réglage de pilote satisfaisant pour retrouver le rythme. A bord de Safran, il racontait aussi son incroyable conversation VHF du bout du monde, avec une femme chercheur sur l’île Gough.
« C’est un peu le combat, mais je ne vais surtout pas baisser les bras. Je me suis battu toute la nuit avec le pilote automatique, mais je pense enfin avoir trouvé un réglage convenable », expliquait ce matin Marc Guillemot au téléphone satellite. Alors que Safran navigue dans les Quarantièmes rugissants en approche de la Porte Atlantique, première porte des glaces, Marc Guillemot a reculé en 11e place et perdu quelques milles suite à ces soucis.
Ne pas s’y méprendre : le pilote automatique de Safran fonctionne, il n’y a pas de panne ni de problème majeur : simplement le pilote n’est pas aussi performant et stable qu’il devrait l’être et il s’agit pour Marc d’affiner les réglages et de trouver les bons pour que le bateau soit plus performant. « Ce n’est pas encore optimum, mais je pense que j’ai trouvé des solutions et au moins je porte la voile qui correspond au temps, ce qui n’était pas le cas cette nuit. C’est ce qui me fait dire que je devrais cesser de perdre des milles » explique le skipper trinitain.
Viendra ensuite la Porte Kerguelen, modifiée hier soir par l’organisation (remontée de 130 milles vers le nord et décalée de 600 milles dans l’ouest) après signalement de deux grands icebergs légèrement au sud de la route. « C’est une bonne décision », commente Marc, « la température est tombée et il faut être vraiment vigilant sur les glaces maintenant ».
Rencontre magique
Reste que sous un décor du Grand Sud - ciel bas, grains de pluie et de bruine, dans une mer agitée et un vent d’ouest d’une vingtaine de nœuds – l’aventure de Marc a pris une autre dimension pendant quelques instants… En plein désert maritime, à près de 3 000 kilomètres de Cape Town, Il raconte : « je suis passé à moins de 3 milles de l’île Gough, une masse sombre couverte de nuages, envahie d’oiseaux marins, avec des dizaines de phoques partout… Et je vois une maison dans la falaise ! Il ne doit pas y en avoir beaucoup dans le coin… J’ai appelé en VHF à tout hasard et 5 minutes plus tard, une femme me répondait, en anglais ! Ils font des recherches scientifiques… On a discuté pendant un quart d’heure tous les deux, c’était magique ! On a parlé de tout et de rien, de la course, de ce qu’ils font là… » Dans les heures qui ont suivi, les premiers albatros sont venus planer à proximité de Safran, signe mythique de la navigation dans les latitudes australes, au cœur de ces immenses océans désolés que sont l’Indien et le Pacifique et que la flotte va maintenant aborder. « J’avais plein d’oiseaux marins autour de moi, ça aussi c’était magique… »
Le tout en ne perdant pas contact avec le groupe de tête, dont fait toujours partie Safran, à environ 200 milles du leader Sébastien Josse.
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SAFRAN est un groupe international de haute technologie centré sur la propulsion aéronautique et spatiale, les équipements aéronautiques et la défense sécurité. Au 31 décembre 2007, le Groupe employait plus de 63 000 personnes dans plus de 30 pays, pour un chiffre d’affaires de 12 milliards d’euros. Composé de nombreuses sociétés aux marques prestigieuses, le groupe SAFRAN occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés.
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