A Plymouth, c’est la veillée d’armes pour Marc Guillemot et son Safran qui prendront demain à 15h (heure française, 14h en Angleterre) le départ de The Artemis Transat. Une aventure de 2800 milles à destination de Boston que la flotte va entamer au portant avant de rencontrer une météo « tordue au bout de deux jours de course », selon l’expression de Marc Guillemot.
A Plymouth, c’est la veillée d’armes pour Marc Guillemot et son Safran qui prendront demain à 15h (heure française, 14h en Angleterre) le départ de The Artemis Transat. Une aventure de 2800 milles à destination de Boston que la flotte va entamer au portant avant de rencontrer une météo « tordue au bout de deux jours de course », selon l’expression de Marc Guillemot.
« Je suis plutôt tranquille, serein. Tout va bien car tout est fin prêt à bord de Safran, je suis juste venu ce midi prendre la température sur les pontons où il y a déjà une belle ambiance, mais je vais les quitter : je suis en journée off aujourd’hui. Je vais me promener en famille, décompresser au maximum ». Marc Guillemot n’est pas le genre d’homme à se laisser impressionner par les départs de course, si mythiques soient-ils comme celui de cette Transat Anglaise. « Je ne suis pas angoissé. En général, je dors bien la veille du départ. Surtout quand je sais que le bateau est prêt, comme c’est le cas. Et puis, la météo s’annonce clémente pour commencer. La boule au ventre, la petite appréhension qu’on a toujours avant de partir en solitaire est donc réduite ».
Entame au portant
La météo, en effet, est plutôt bonne fille demain dimanche dans le Channel. Dix à quinze nœuds d’est-nord-est, de quoi ouvrir les voiles et débouler rapidement au portant pour s ‘affranchir de cette sortie de Manche avant la grande traversée de l’Atlantique (2800 milles) proprement dite. « On va avoir un départ relativement paisible. L’avantage, c’est que ça ne va pas trop mouiller sur le bateau et qu’on va aller vite. L’inconvénient, c’est qu’il va être important de beaucoup barrer, car on sait bien que dans ces conditions le skipper est plus efficace que le pilote automatique. », admet Marc Guillemot, mais il ajoute aussitôt : « par la suite, après une bascule dès lundi, la météo est tordue. Car au bout de deux ou trois jours de mer, on va devoir négocier une zone calme qui ne va vraiment pas être simple. Ce qui imposera sans doute une route un peu sud par rapport à la route directe ». Nous voilà prévenus, il risque d’y avoir des vents faibles… et de multiples réflexions quant au choix de positionnement. Des conditions pour Safran ? « Toutes les conditions sont bonnes pour Safran » assure Marc Guillemot, « on sait qu’on est rapide dans les airs légers, et dans le gros temps, on n’est pas mal aussi ! »
Black out
Enfin, il faudra compter avec un mode de fonctionnement inhabituel : à un moment de la course – peut-être dès cette première semaine – le comité de course décidera d’un black-out des positions pendant 36 heures, rendant impossible tout marquage stratégique. Les 13 concurrents seront avertis 48 heures avant le début de ce black-out, destiné selon les organisateurs à pimenter la course, à offrir la possibilité de prendre des options sans que les autres s’en aperçoivent avant un jour et demi. L’aventure est donc bel et bien le maître mot de cette Transat… Un homme, un bateau, l’océan !
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