Presse

Départ aux avant-postes pour Safran

Le 8/11/2009 - 20h27

Les choses sérieuses ont commencé en Manche. Après un départ parfait en tête à 14h30, le vent de secteur Est a forci et la flotte des 14 monocoques IMOCA affiche déjà des moyennes supérieures à 13 nœuds. A bord de Safran, Marc Guillemot et Charles Caudrelier Benac sont placés parfaitement, au cœur d’une flotte encore groupée.

Déjà fini le tout petit temps - à peine 10 nœuds - constaté sur la ligne de départ du Havre, à 14h30, quand Marc Guillemot et Charles Caudrelier Benac ont pris le meilleur départ. Quelques encablures plus loin, au premier pointage officiel de cette Transat Jacques Vabre 2009 publié à 17h00, les vitesses croissantes des bateaux indiquaient que le vent de secteur Est était bien en train de forcir, comme prévu.

Déjà à plus de 13 nœuds

Safran était alors pointé en 7e position, à 3,5 milles du leader BT. Dans l’Est de la pointe du Cotentin, le bateau était déjà flashé à 13,1 nœuds. La « course de vitesse pour sortir de la Manche » annoncée par Marc Guillemot prenait forme. Mais on n’était alors qu’au positionnement de chacun. Pour résumer, toute la flotte étant au nord de la route directe théorique, ceux qui avaient une trajectoire plus au sud étaient logiquement classés leaders… sans qu’on puisse en tirer aucune conclusion, ni aucun écart réellement pertinent. Safran, lui, a opté pour une trajectoire médiane, équidistante des deux bateaux extrêmes : Groupe Bel le plus au sud et Brit’Air le plus au nord.

Marc et Charles dans le match

La course est lancée, et bien lancée. Parfaitement dans le match, Marc Guillemot et Charles Caudrelier Benac ne devraient faire qu’accélérer… tout en imaginant leur trajectoire à moyen terme, quand il faudra négocier plusieurs passages de fronts successifs… donc du vent soutenu et de la mer forte… « un peu comme un début de Transat Anglaise », plaisantait à peine Charles Caudrelier Benac ce matin.

Avant cela, « Il y aura des choix stratégiques à faire dès cette première nuit de course », assurait Marc Guillemot juste avant de quitter les pontons. La réflexion est forcément en cours à bord de Safran ce soir, tandis que l’ambiance est de plus en plus humide et de plus en plus sportive…