Un tiers du parcours dans le sillage, une tête de flotte toujours aussi compacte, voilà le bilan rapide de ce premier mois du Vendée Globe. Il y a quatre ans, les écarts entre les skippers étaient nettement plus marqués. En 11ème position, à 170 milles du leader au classement de 11 heures, Safran se place parmi les quatorze bateaux en course pour la victoire.
Un tiers du parcours dans le sillage, une tête de flotte toujours aussi compacte, voilà le bilan rapide de ce premier mois du Vendée Globe. Il y a quatre ans, les écarts entre les skippers étaient nettement plus marqués. En 11ème position, à 170 milles du leader au classement de 11 heures, Safran se place parmi les quatorze bateaux en course pour la victoire.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Mike Golding, troisième lors de la précédente édition, accusait à ce stade de la course quelque 700 milles de retard sur le leader. Aujourd’hui, il faut remonter jusqu’à Dee Caffari (Aviva), 16ème, pour retrouver un tel écart. Mais les skippers savent bien que ces écarts ne représentent que peu de chose, que tout peut basculer très vite et être remis en question. « C’est vrai que c’est frustrant de faire la course derrière, reconnaît Marc Guillemot. Mais, dans le même temps, je me sens pleinement dans le match. Le bateau fonctionne bien, physiquement je vais bien, rares ont été les fois où je me suis mis dans le rouge. Le rythme est là, il est élevé, mais il ne me pose pas de problèmes particuliers ».
Un univers gris et froid
Entre Quarantièmes Rugissants et Cinquantièmes Hurlants, la présence sur le pont est réduite au maximum, mais « hier, sous spi, j’ai barré quelques heures avant de confier la tâche au pilote automatique. J’ai même pu aller dormir. Comme quoi, avoir un bon pilote et savoir ne pas se mettre dans le rouge sont deux sources de succès ». Coup d’œil dans le rétroviseur quand, la semaine dernière, le skipper de Safran a vu Michel Desjoyeaux (Foncia) le doubler. Marc, victime d’une déprogrammation de son pilote, ne pouvait plus tenir la cadence alors qu’il avait contenu jusque-là le retour de son adversaire. Depuis, il a su remettre en ordre de route ses pilotes automatiques, avec lesquels il est « maintenant en confiance », et reprendre sa marche en avant. « Je vais certainement passer dans le sud des Kerguelen. En ce moment, il n’y a plus que 25 nœuds de vent et j’ai l’impression que c’est mou. On est dans une autre échelle ici. En dessous de 30 nœuds, c’est comme s’il n’y avait pas de vent ». Spi, gennaker, solent, dans le gris et dans le froid, les manœuvres se succèdent presque normalement. « Attention, sur le pont, je ne traîne pas, et si j’ai choisi un intérieur sommaire je ne m’en plains pas. Mais c’est vrai qu’il fait très froid. La buée sort à jet continue de ma bouche ».
Préserver l’essentiel
Avec son expérience de la course hauturière, Marc se trouve parfaitement à l’aise sous ses trois couches de fourrure polaire et son lourd ciré. Il sait fort bien qu’il a su préserver l’essentiel : un bateau et un skipper en parfait état de marche ! Comme ses adversaires, il s’apprête d’ici deux jours à passer sous l’archipel des Kerguelen, tout en laissant l’île Heard (53° S) à tribord, comme le prévoit le règlement. Si Marc aperçoit la terre, ce qui est fort improbable dans ces contrées où la visibilité excède rarement les cinq milles, ce sera sans aucun doute la dernière avant le Cap Horn.
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SAFRAN est un groupe international de haute technologie centré sur la propulsion aéronautique et spatiale, les équipements aéronautiques et la défense sécurité. Au 31 décembre 2007, le Groupe employait plus de 63 000 personnes dans plus de 30 pays, pour un chiffre d’affaires de 12 milliards d’euros. Composé de nombreuses sociétés aux marques prestigieuses, le groupe SAFRAN occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés.
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