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Marc Guillemot : « un Vendée Globe, c’est magique ! »

Le 10/12/2011 - 10h14

Voilà un an, Marc Guillemot annonçait qu’il serait candidat à un deuxième Vendée Globe à bord du monocoque Safran. Dans quel état d’esprit sera-t-il le 10 novembre prochain au départ des Sables d’Olonne ? Nous lui avons posé la question alors qu’il bataille sur la Transat B to B.

(c) Christophe Launay/DPPI/SafranSafran
© Christophe Launay/DPPI/SafranSafran

Marc, dans onze mois tu largueras les amarres de Safran aux Sables d’Olonne pour t’élancer dans ton deuxième Vendée Globe. Quelles sont tes motivations ?
C’est une course si particulière… C’est difficile à expliquer. Le Vendée Globe c’est tout simplement magique : on part tout de même pour faire la course autour du monde ! Quand on a la possibilité de la faire, comme c’est mon cas, on ne peut pas passer à côté. C’est le summum de la course au large en solitaire.

La deuxième fois, c’est différent ?
Sûrement. La première fois, nous étions dans la découverte et mon côté compétiteur a été frustré de ne pas pouvoir régater à 100% à cause des petits problèmes techniques puis de la perte de la quille à 1 000 milles de l’arrivée. Cette fois, j’ai la conviction de partir avec un bateau abouti et encore plus performant dont on a corrigé les petits défauts de jeunesse. C’est vraiment motivant de penser que je vais pouvoir exploiter cette fois l’intégralité du potentiel de ce bateau, devenu aussi performant et fiabilisé.

« Un extraordinaire mélange de défis »
Trois mois seul en mer, c’est aussi une expérience peu commune… C’est à la fois une épreuve, un vrai défi personnel… et un privilège rare ! Ce qui se vit pendant cette course est au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. Le Vendée Globe a aussi un côté fabuleux pour ça : le marin solitaire doit absolument maîtriser tous les paramètres. Pas seulement ceux de la compétition, mais aussi ceux de la vie quotidienne à bord : son sommeil, sa nourriture, son moral… Celui qui gagne est celui qui a le mieux dominé l’ensemble de ces paramètres. C’est passionnant de tendre au maximum vers cet objectif où tant de choses entrent en ligne de compte…

En somme, on s’y retrouve face à soi-même… ?
Le Vendée Globe est un extraordinaire mélange de défis, à la fois sportif, mental, physique… et avec un côté aventure qui est loin d’être négligeable. D’ailleurs, le faire une deuxième fois est peut-être encore plus excitant que la première ! Cette course d’une richesse folle est unique.

En 2009, tu disais y avoir trouvé tout ce que tu n’étais pas venu chercher…
En bref, j’y allais pour la compétition mais j’ai surtout vécu une l’aventure pleine d’imprévus. Les deux ont leur intérêt ! Mais, si cette fois je pouvais y trouver l’aspect compétition pure… ça m’irait bien aussi !