A moins de 500 milles de l’arrivée de l’Artemis Transat à Boston, Marc Guillemot s’accroche à la 4e place malgré le retour de Yannick Bestaven et Arnaud Boissières par le sud. Le sprint final, couru dans des conditions météo une nouvelle fois légères et instables, est lancé.
A moins de 500 milles de l’arrivée de l’Artemis Transat à Boston, Marc Guillemot s’accroche à la 4e place malgré le retour de Yannick Bestaven et Arnaud Boissières par le sud. Le sprint final, couru dans des conditions météo une nouvelle fois légères et instables, est lancé.
Quatrième à environ 370 milles du leader Loïck Peyron (Gitana Eighty), Marc Guillemot est monté le plus au nord de toute la flotte depuis le passage jeudi de la Porte des glaces. Il longe désormais la Nouvelle-Ecosse en direction de Boston. Un choix de route dicté par la météo instable qui règne sur l’Atlantique Nord. « J’ai pris plusieurs fichiers météo, réactualisés toutes les 6h au passage de la Porte des glaces. A chaque fois, les routages indiquaient de passer par le nord » racontait Marc Guillemot ce matin, étonné de voir ses poursuivants couper direct vers l’arrivée. Il faut reconnaître que depuis le départ, Eole s’attache à surprendre les coureurs du grand large. « Un début de course sous spi, du petit temps, ce ne sont pas les conditions océaniques qu’on connaît en Atlantique Nord. A un moment, à l’approche de Terre-Neuve, je me suis demandé si on ne naviguait pas sur un lac ! Le Lac Léman, tellement c’était plat, avec juste quelques risées... »
Ces conditions instables imposent un grand nombre de manœuvres à bord de Safran. « Il y a de longues plages de repos, et d’autres moments où tout s’enchaîne. Cette nuit, j’ai manœuvré pendant plus de 8h de suite au passage d’un front orageux. C’est l’enchaînement des manœuvres qui sèche le bonhomme. » Après douze jours de mer, la fatigue accumulée depuis le départ commence à se faire ressentir. Si le vainqueur est attendu en milieu de nuit aux Etats-Unis, le skipper de Safran devrait pour sa part terminer sa course dimanche après-midi.
Cette treizième édition de la Transat Anglaise a été marquée par un grand nombre de collisions avec des animaux marins (Michel Desjoyeaux, Vincent Riou, Thierry Bouchard et récemment Sam Davies). Mais cela ne surprend pas outre mesure le navigateur trinitain. « C’est toujours dur de casser son bateau, compatissait Marc en apprenant l’abandon de Vincent Riou. J’espère surtout qu’ils pourront récupérer son monocoque. Mais les collisions avec des animaux ou des OFNI (Objet Flottant Non Identifié) n’est pas un phénomène nouveau. Sur toutes mes traversées de l’Atlantique Nord, j’ai toujours “cartonné“ quelque chose ! Container, bille de bois... C’est dangereux, mais pas nouveau. » Un prototype de détecteur infrarouge placé en tête de mât et actuellement en test sur le monocoque Safran, permettra à l’avenir d’éviter ce genre de mésaventure.
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